Parfois tu t'y attends. Pendant des mois toi, sa famille, ses amis, vous attendez. Un moindre coup de fil à une heure incongrue te fait sursauter. Les nouvelles sont rares et souvent peu réjouissantes: un chirurgien dit "Si j'étais comme mes collegues, je l'aurai mise en service de fin de vie". tu comprends que c'est foutu. Que les souffrances qui vont s'accumuler se seront qu'a sa perte. Et là tu deviens égoïste. Tu preferes la savoir encore longtemps vivante que morte; sans même réflichir si vivante elle souffrirait. Tu veux la savoir présente même si au fond de ton coeur une place lui sera toujours réservée. Le temps passe, les souvenirs s'effacent? Pas pour toi. Mais la maladie la ronge et ça devient véridique pour elle. Elle oublie ton prénom, son âge. Puis un jour elle ne reconnait plus ni son mari ni ses filles ni quiconque d'autre de son entourage. Une douleur dissimulée refait surface: sa soeur est morte de ce cancer qui la ronge. Il y a quelques années elle avait apprit que sa soeur était morte. Elle a du surmonter sa douleur pour refaire surface. La vie s'est quand même acharnée: quelques années plus tard on lui découvre un cancer du sein. La volonté et la percistance seront plus fortes que cette foutue maladie et elle la vaincra. La fois suivante fut de trop. On lui déclare une tumeur à l'estomac. On sait ce que ça veut dire. Chimio, traitements X, Y, Z ... Les progres en médecine n'auront pas fait leur effet. Cette fois-ci est la "bonne": le téléphone sonne. Elle est morte.
Parfois tu ne t'y attends pas. Ta famille t'a caché son état de santé et tu souhaitais rester aveugle. Le voir dans cet état fait mal, tres mal, mais cette fois ci les nouvelles sont tres rares. Aujourd'hui c'est la rentrée apres les vacances de paques. Alors que tu es sur le palier prêt(e) à partir le téléphone sonne. T'es mort de rire a l'idée que tu ais pu louper l'appel de peu. tu entens une voix au bout du fil. Ton rire à vite fait de se dissiper. Il est mort. Mais la vie pour toi continue et doit continuer alors tu caches tes larmes et tu vas en cours. A 9h tu as maths. Grand silence dans la classe et tu commences a t'echapper. Ton esprit vagabonde parmis les souvenirs et sans que tu t'en rendes compte les premieres larmes coulent. Alors tu essayes de les cacher aux autres et tu y parvins, ainsi sera toute la journée. Le soir tu te retrouves face à toi même, les larmes coulent et tu ne peux pas les arrêter. Ton coussin baigné de larmes est humide sous ta joue. Ce sera ainsi tous les soirs pendant plusieurs jours. Puis quelqu'un te fait rire pour une bêtise. Un doute s'instale en toi: Comment puis je me permettre de rire alors qu'il vient de mourir? Je devrais avoir honte. Mais malgre tout, tu comprends qu'il veut te savoir heureux(/se) alors tu laisses ce rire s'echapper et la vie continue. Tu ne l'as pas pour autant oublié, tu y penses tous les jours et tu le portes dans ton coeur à jamais.
J'ai peur des coups de téléphones à des heures matinales. Je haie les hopitaux. Je haie les distances qui me séparent de ma famille et qui font que le jours où ils meurent ça fait un an que je les ai pas vue.Je haie
Parfois tu ne t'y attends pas. Ta famille t'a caché son état de santé et tu souhaitais rester aveugle. Le voir dans cet état fait mal, tres mal, mais cette fois ci les nouvelles sont tres rares. Aujourd'hui c'est la rentrée apres les vacances de paques. Alors que tu es sur le palier prêt(e) à partir le téléphone sonne. T'es mort de rire a l'idée que tu ais pu louper l'appel de peu. tu entens une voix au bout du fil. Ton rire à vite fait de se dissiper. Il est mort. Mais la vie pour toi continue et doit continuer alors tu caches tes larmes et tu vas en cours. A 9h tu as maths. Grand silence dans la classe et tu commences a t'echapper. Ton esprit vagabonde parmis les souvenirs et sans que tu t'en rendes compte les premieres larmes coulent. Alors tu essayes de les cacher aux autres et tu y parvins, ainsi sera toute la journée. Le soir tu te retrouves face à toi même, les larmes coulent et tu ne peux pas les arrêter. Ton coussin baigné de larmes est humide sous ta joue. Ce sera ainsi tous les soirs pendant plusieurs jours. Puis quelqu'un te fait rire pour une bêtise. Un doute s'instale en toi: Comment puis je me permettre de rire alors qu'il vient de mourir? Je devrais avoir honte. Mais malgre tout, tu comprends qu'il veut te savoir heureux(/se) alors tu laisses ce rire s'echapper et la vie continue. Tu ne l'as pas pour autant oublié, tu y penses tous les jours et tu le portes dans ton coeur à jamais.
J'ai peur des coups de téléphones à des heures matinales. Je haie les hopitaux. Je haie les distances qui me séparent de ma famille et qui font que le jours où ils meurent ça fait un an que je les ai pas vue.Je haie
la mort. Je haie la douleur. Je haie celui qui me les a pris.
Et toi tu l'a vécu comment?